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La culture gagnante du développement d’affaires
16 octobre 2009

La culture gagnante du développement d’affaires

Cyberpresse
Lundi 16 novembre 2009
 

La culture gagnante du développement des affaires
 

Marc Rochette
 

«C'est une entreprise ouverte aux meilleures pratiques d'affaires et soucieuse d'adapter son organisation aux enjeux d'aujourd'hui».
 

Trois-Rivières - Ces commentaires élogieux, c'est Sylvain Tessier, de ST marketing, à Trois-Rivières, qui les émet au sujet de Johnston-Vermette, une firme de génie-conseil au service de l'industrie.
 

Il faut dire que son président, Luc Vermette, n'hésite pas à inclure dans la liste de ses bons coups le recours à une telle firme conseil experte en développement des affaires, stratégie et implantation en entreprise. Une suggestion provenant du CLD et d'Emploi-Québec.
 

«Ils réfléchissent sur les industries dans lesquelles ils veulent investir dans les prochaines années», observe Sylvain Tessier par rapport à son client avant d'ajouter «qu'une culture du développement des affaires s'est instaurée».
 

D'ailleurs, l'implication de ce consultant externe est arrivé à point pour Johnston-Vermette en matière de planification stratégique.
 

«En 2008, nous avons amélioré nos services», confie Luc Vermette. Et pour cause. Ce fut l'année d'intégration ou d'acquisition importantes.
 

Dans le premier cas, les effets de la transaction effectuée l'année précédente se sont fait sentir. Elle concernait la firme Optec Énergie Services inc., de Montréal, histoire de «renforcer notre positionnement dans plusieurssecteurs industriels majeurs, incluant les secteurs du pipeline et de l'énergie».
 

À ce moment-là, il était clair pour Johnston-Vermette que le marché de la pétrochimie serait une voie à la croissance de l'entreprise et à l'utilisation des expertises et du savoir-faire en pipeline, en mécanique, en électricité de puissance, «où un projet est exploré du côté américain», en instrumentation et en automatisme.
 

La seconde impliquait la firme d'ingénierie Opti-Conseil, localisée à Bécancour. Possédant une riche expertise industrielle, cette entreprise oeuvre principalement au niveau des procédés mécaniques et thermiques, dont les procédés de la vapeur, de la cogénération et de la conservation de l'énergie.
 

«Ce fut tout de même audacieux, tout juste avant la crise économique qui nous a frappé», admet M. Vermette.
 

Celui-ci fait remarquer que c'est le secteur industriel qui a écopé de la récession au Québec, contrairement aux¸États-Unis où les domaines touchés furent plutôt l'immobilier et l'automobile.
 

Or, les déboires de cette dernière industrie auront eu de l'impact sur la filière métallurgique.
 

«À l'origine, on était issu du secteur de la métallurgie. On est passé de 60 à 70 % de nos affaires à 10 % aujourd'hui. Tout comme pour le pétrole et le gaz, notre taux a chuté de 45 % en 2008 à 15 % en 2009», raconte cet ingénieur de métier.
 

Malgré des fluctuations de personnel occasionnées par une conjoncture difficile, Johnston-Vermette termine la présente année avec pas moins de 80 employés, soit deux fois plus que le printemps dernier.
 

«Dans cette période où la première réaction des gens, c'était de fermer les valves, on a supporté l'éventail de nos ressources, investi dans notre système qualité et rénové nos technologies de l'informatique», explique M. Vermette.
 

Outre l'expertise prometteuse du nucléaire, avec la réfection de la centrale Gentilly-2, et la reprise dans le secteur pétrolier, il y a aussi ces études dans le secteur des pâtes et papiers qui devraient amener de l'eau au moulin.
 

Autre stratégie chez Johnston-Vermette: la relève, tant au niveau des effectifs que de l'actionnariat.
 

«On a engagé des jeunes qui ont une grande expérience et je suis retourné aux projets pour laisser la direction du bureau à Pascal Messier», se plaît à rapporter M. Vermette tout en signalant ce partenariat d'affaires avec Pluritec depuis dix ans.
 

Même s'il n'est plus actionnaire, le cofondateur de 1993, David Johnston, continue à travailler dans le développement des affaires au niveau gazier et pétrolier.
 

«On est l'une des seules firmes à avoir connu une croissance malgré la crise», conclut celui qui pourrait mêmevoir son chiffre d'affaires grimper à huit millions de dollars cette année.